Du temps projeté dans l'espace...
Le plaisir du jour d'avant... Et l'attente de celui qui va venir.
Se projeter, anticiper, espérer la lumière, choisir le bon film, sentir sa résistance au chargement sous la manivelle, vérifier que le sac est complet, tout un rituel de l'imaginaire...
Puis savourer le trajet, savoir repousser l'instant, tourner autour du sujet, saisir l'appareil, sentir ses formes, se souvenir de son poids dans les mains, retrouver ses repères sous les doigts, porter l'oeil sur le viseur, magie du dépoli, le monde prend une toute autre signification, c'est tout à coup entrer en intimité avec l'univers, les gens, les choses...
Ne pas céder à la précocité du déclenchement, savoir revenir en arrière, réévaluer une lumière, un angle, un coin oublié, retenir sa respiration au moment de l'instant saisi, affiner une mise au point, crisper l'index sur le déclencheur, sentir sa légère résistance avant qu'enfin il ne cède, se laisser porter par le délicieux "schlock !" du miroir qui bascule...
Et on reste là, quelques instants hébété, à imaginer ce que donnera l'instant saisi, à espérer qu'il sera à la hauteur de cette tranche de vie vécue...
Un tour de manivelle, comme un tour de manège, encore un ticket pour le plaisir, et on se surprend à vouloir revivre l'instant...
Pour une éternité !
Retour... Magie du labo, de la révélation... Les images qui remontent à la surface rappellent sensations et émotions, soumises à l'envie du partage.
Dom
jeudi 5 février 2009
dimanche 1 février 2009
Expo
samedi 31 janvier 2009
mercredi 24 décembre 2008
vendredi 15 août 2008
Guetteur...
jeudi 14 août 2008
lundi 5 mai 2008
mercredi 13 février 2008
lundi 19 mars 2007
Au bout de la Terre
Sur l’estran, espace sans cesse querellé entre Terre et Eau, l’Homme s’abandonne à son propre chemin. Parvenu au bout de la Terre, en quête de L’Ailleurs, du Grand Dehors, il nourrit des rêves d’aventures marines, projetant en chaque voyage le rêve d’une nouvelle naissance.
Sur l’estran, espace sans cesse querellé entre Terre et Eau, l’Homme abandonne ses traces : traces éphémères de souvenirs fugaces effacées par le vent, traces d’anciens voyages que les marées érodent.
Sur l’estran, espace sans cesse querellé entre Terre et Eau, l’Homme se mesure au temps qui passe et à l’immensité des espaces. Seuls les géants de granit semblent vouloir défier l’éternité.
vendredi 10 novembre 2006

Octobre 2006
Cap Ouest
… Direction Oléron !
… Direction lumière !
A moi les nuances gris bleu, les éclats d’écume sur les nuages, les reflets incidents sur le sable mouillé, la matière des rochers, les brumes matinales des ports ostréicoles…
Vendredi matin… 7 heures !
L’île est encore enveloppée de son linceul nocturne. Pour contenir mon impatience, mon doigt compulsif, ma soif de lumière, je file à la Côtinière… Rien de tel qu’un pain frais et croustillant pour entamer une journée…
La route de nuit matinale défile sous les phares. Le port de la Côtinière s’ébroue de sa torpeur nocturne, éclaboussant de vagues lueurs marines.
J’entre dans une boulangerie à boulangère…
Grasse de la racine des cheveux jusqu’aux poils des avant-bras… Elle me répond d’un vague bonjour en guise d’accueil ! Pour jouer au touriste avenant, je me risque à un début de conversation :
« - A quelle heure le jour se lève-t-il ?
- Oh vous savez, moi j’m’occupe pas de tout ça… Je range… Je mets en place… Je m’occupe pas de c’qui s’passe dehors ! Toute façon, ça risque de se lever dans la matinée !
- Merci ! Deux baguettes SVP ! »
Je ramasse ma monnaie et sors de la boutique. Le jour se lève !
Visiblement, la lumière n’est pas une problématique boulangère.
dimanche 5 novembre 2006
mercredi 21 juin 2006
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